Un jour, on se regarde dans le miroir et quelque chose a changé. Le reflet nous échappe un peu, comme si on n’y reconnaissait plus tout à fait la personne d’avant. C’est ce que Véronique Genest a vécu. Après des années à endosser le rôle de Julie Lescaut, l’actrice s’est retrouvée face à elle-même, confrontée à une prise de poids massive… mais surtout à un besoin urgent de se retrouver.
Un chemin semé de douleurs… et de déclics
Après avoir franchi la barre symbolique des 100 kilos, Véronique Genest a entamé une transformation physique et mentale. Mais cette métamorphose n’a pas été une lubie de dernière minute. Elle est née d’un mélange de deuils personnels, de chocs émotionnels et d’une perte de repères. La disparition de proches et la fin de sa série phare l’ont plongée dans une forme d’inertie : “Je me suis cachée, je ne sortais plus. Les gens ne me reconnaissaient même plus.”
Dans ce contexte, difficile de faire attention à son alimentation. Les repas deviennent des refuges, des parenthèses réconfortantes mais piégeuses. On grignote par habitude, on cuisine sans appétit, on oublie les saveurs et les couleurs de ce qui nous faisait plaisir. Et c’est précisément là que s’est amorcé le changement.
L’ingrédient secret : volonté… et accompagnement
Le tournant ? Il s’est fait en duo, avec son fils Sam. Ensemble, ils ont décidé de reprendre leur santé en main. Pour Véronique Genest, le trio gagnant a été simple mais redoutablement efficace : de la volonté, de l’acupuncture, et un régime alimentaire adapté.
L’acupuncture, souvent méconnue dans ce contexte, l’a aidée à mieux réguler son appétit, à calmer les fringales émotionnelles. Quant au régime, il ne s’agissait pas d’un menu restrictif à pleurer devant une feuille de laitue, mais d’une approche structurée, cohérente. Des plats équilibrés, des portions maîtrisées, une attention particulière portée à la qualité des aliments.
Astuce à retenir : pour garder la ligne tout en se régalant, mieux vaut miser sur des aliments bruts que l’on peut cuisiner à sa façon. Un pavé de saumon grillé, une purée de patate douce bien parfumée, un coulis de tomates maison… Ce sont des plats simples, qui réconcilient avec le plaisir de manger.
Cuisiner pour soi, pour mieux se retrouver
Aujourd’hui, Véronique Genest rayonne à nouveau, plus légère de 36 kilos, mais surtout enrichie d’une nouvelle relation avec son corps. Elle n’a pas juste maigri, elle a recréé du lien avec ce qu’elle mange. Et c’est une belle leçon pour tous ceux qui veulent amorcer un changement sans renoncer au goût.
Envie de varier ? Essayez de composer des menus colorés : une salade de quinoa tiède, un velouté de carottes au cumin, ou encore des légumes rôtis au four, bien dorés à souhait. Et pour les petites faims, optez pour une compote maison ou un yaourt nature aux graines. C’est simple, bon, et surtout rassasiant.
Se transformer, ce n’est pas suivre une recette miracle. C’est retrouver la main sur ce qu’on met dans son assiette. Véronique Genest nous montre que même après des années de chaos, on peut redécouvrir la joie de cuisiner, d’assaisonner, de savourer, avec confiance et envie. Parce que se nourrir, c’est aussi une forme de soin. Et parfois, cela commence juste par une soupe chaude et un peu de douceur.
Rédactrice web spécialisée en cuisine, Mathilde propose des recettes accessibles, des astuces pratiques et des idées créatives pour inspirer tous les amateurs de bonne cuisine. Passionnée, elle valorise le plaisir de cuisiner et de partage.




