Comment bien choisir son miel ?

En cuisine, on utilise le miel pour sucrer son thé, adoucir une gorge irritée ou napper une tartine du matin. Pourtant, derrière ce produit familier se cache une réalité bien plus complexe puisque tous les miels ne se ressemblent pas. Pour aller plus loin, il faut savoir que le choix que l’on fait en rayon a des conséquences réelles sur le goût, les bienfaits et la qualité nutritionnelle de ce que l’on consomme. Alors en bref, voici comment s’y retrouver !

Monofloral, polyfloral, miellat : de quoi parle-t-on ?

Le miel Famille Mary illustre bien la diversité qui existe dans cette catégorie. Un miel monofloral est produit à partir d’une seule espèce végétale dominante, que ce soit l’acacia, la lavande, le thym, le châtaignier ou le sarrasin. Chacun a ses caractéristiques qu’il faut connaître : l’acacia sera doux et liquide, le sarrasin sera puissant et corsé, le thym sera aromatique et légèrement épicé.

Du côté du polyfloral, aussi appelé “toutes fleurs”, il est le résultat de butinages variés. Son profil gustatif est donc plus complexe et change d’une récolte à l’autre selon les floraisons. Enfin, le miellat ne provient pas du nectar des fleurs mais des sécrétions d’insectes sur les arbres. Plus sombre et moins sucré, il est particulièrement apprécié des amateurs de saveurs intenses.

Quels sont les bienfaits du miel ?

Riche en glucides simples directement assimilables, le miel est une source d’énergie rapide, ce qui explique son usage traditionnel chez les sportifs. Il contient également des flavonoïdes aux propriétés antioxydantes, surtout pour les miels foncés à base de sarrasin ou de châtaignier. Selon une étude publiée dans le Journal of Agricultural and Food Chemistry, certains miels monofloraux auraient une activité antioxydante comparable à celle de certains fruits et légumes frais.

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Son effet adoucissant sur les voies respiratoires est aussi reconnu par l’Organisation mondiale de la santé comme remède traditionnel validé pour les maux de gorge et la toux légère. Associé à la propolis ou à la gelée royale, il peut rapidement renforcer l’immunité, surtout en hiver.

Comment le consommer intelligemment ?

Malgré ses atouts, il ne faut pas oublier que le miel reste un sucre. Et même si son indice glycémique est certes plus bas que celui du sucre blanc raffiné, il n’est pas nul non plus. Pour une consommation raisonnée, à savoir une à deux cuillères à café par jour, vous pourrez en tirer des bénéfices sans surcharger l’apport en sucres.

En cuisine, le miel remplace avantageusement le sucre dans les vinaigrettes, les marinades, les sauces pour les viandes rôties ou les préparations pâtissières. À savoir qu’il supporte mal les hautes températures puisqu’au-delà de 40°C, ses enzymes se dégradent et une partie de ses qualités disparaît. Mieux vaut donc l’ajouter hors du feu, en fin de cuisson.

Conservé à température ambiante, à l’abri de la lumière et de l’humidité, un miel de qualité peut se garder plusieurs années sans altération. Cette longévité n’a rien d’étonnant puisque des traces de miel ont été retrouvées dans des tombeaux égyptiens vieux de plus de 3 000 ans et étaient encore consommables ! Il ne reste plus qu’à choisir la qualité !

Mon Instant Gourmand Sandra

Je m’appelle Sandra, j’ai 31 ans et je suis fan de cuisine depuis l’adolescence. Je partage mes recettes préférées avec une grande appétence pour la cuisine française et la gastronomie au sens large. Je partage également quelques bons plans restos 😉

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