Pourquoi ce chocolat de luxe est vivement déconseillé par les experts

Pourquoi ce chocolat de luxe est vivement déconseillé par les experts

Depuis quelques mois, un chocolat venu du Moyen-Orient s’est frayé un chemin dans nos rayons… et dans nos réseaux sociaux. Avec son look alléchant, sa pâte de pistache fondante et sa touche de kadaïf croustillante, le “chocolat Dubaï” a tout pour séduire les gourmands. Sauf que derrière cette façade dorée, se cache une réalité bien moins appétissante. Entre prix exorbitant, excès de sucre, additifs douteux et pistache au rabais, les experts tirent la sonnette d’alarme.

Un succès fulgurant… et des rayons dévalisés

Tout est parti d’une tendance TikTok qui a enflammé les papilles et les smartphones. En quelques semaines, le chocolat fourré à la pistache est devenu viral, provoquant une ruée dans les enseignes qui le proposaient, comme Carrefour ou Lidl. Les tablettes se sont envolées en quelques heures, laissant derrière elles une vague de frustration… et de curiosité.

Mais une fois la hype retombée, la réalité du produit se révèle : un tarif proche de celui des meilleurs chocolatiers (jusqu’à 85 € le kilo !), pour une qualité bien en dessous des attentes. Des tablettes de 100 g vendues entre 6,95 € et 8,50 €, voire jusqu’à 15 € pour certaines marques, le tout pour une expérience gustative peu convaincante.

Pistache fantôme et étiquettes floues

Le cœur de la promesse, c’est bien sûr la pâte de pistache. Pourtant, impossible de savoir clairement quelle quantité est utilisée dans certaines tablettes. Certaines n’affichent même pas de pourcentage, et d’autres tournent autour de 10 à 17 % de pistache, selon les marques. Autant dire que le goût de la pistache, censé être l’âme de ce chocolat, est parfois à peine perceptible.

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Seule exception à la règle : la tablette Mardinni, qui tire son épingle du jeu avec une garniture plus généreuse et une saveur équilibrée. Mais elle reste une rareté dans une offre largement dominée par des produits fabriqués en Turquie, alors que seul un exemplaire analysé provient véritablement de Dubaï.

Une friandise au goût (très) sucré

Côté dégustation, l’enthousiasme retombe vite. Le sucre prend le dessus, au point de masquer les saveurs. Le chocolat Germiyan, par exemple, contient près de 44 g de sucre pour 100 g, soit presque la moitié du produit ! Résultat : un goût trop sucré, proche du chocolat blanc, et une sensation d’écœurement qui ne tarde pas.

Et ce n’est pas tout : toutes les tablettes testées contiennent de l’huile de palme, peu recommandée pour des raisons de santé et d’environnement, ainsi qu’une panoplie d’additifs – entre 3 et 5 par produit. Parmi eux, le polyglycérol polyricinoléate (PGPR), un émulsifiant suspecté d’augmenter la perméabilité intestinale et de favoriser certaines maladies chroniques inflammatoires.

Une tendance qui fait flamber la pistache

L’autre conséquence inattendue de cet engouement massif ? La flambée du prix de la pistache. Avec une demande qui explose, les stocks fondent, et les prix s’envolent : de 15 à plus de 20 € le kilo en quelques mois. La pénurie est aggravée par une baisse de la production américaine (notamment en Californie) et une quasi-interruption des importations depuis l’Iran.

Dans ce contexte tendu, les fabricants pourraient être tentés de réduire la teneur en pistache dans leurs produits, au détriment encore une fois du goût et de la qualité.

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Un chocolat à la mode, mais pas sans reproches

En résumé, si l’idée d’un chocolat fourré à la pistache peut faire saliver, la réalité du “chocolat Dubaï” version industrielle est bien moins séduisante. Prix élevé, excès de sucre, additifs en pagaille, et pistache parfois aux abonnés absents : tout cela pour un plaisir gustatif loin de tenir ses promesses.

Alors avant de succomber à la tendance, mieux vaut lire les étiquettes, surveiller les compositions et… peut-être se tourner vers des alternatives plus artisanales ou locales. Parfois, le luxe ne se mesure pas au prix, mais à la qualité réelle de ce que l’on savoure.

Passionnée par l’univers de la cuisine, Camille aide ses lecteurs à dénicher les meilleurs équipements grâce à des articles clairs, pratiques et pleins de bons conseils. Toujours à l’affût des dernières innovations, elle partage son expertise avec convivialité.

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