Elles accompagnent volontiers un apéritif entre amis ou une pause grignotage devant la télé. Mais derrière leur apparente innocuité, les cacahuètes pourraient bien cacher un effet secondaire inattendu, surtout chez les personnes atteintes d’un cancer.
Quand les cacahuètes se glissent là où on ne les attend pas
On les adore grillées, salées, en purée ou en beurre. Les cacahuètes, présentes dans bon nombre de nos placards, sont depuis longtemps vantées pour leurs bons apports en protéines végétales et en acides gras insaturés. Mais voilà, une récente étude vient jeter un petit pavé dans la mare.
Des chercheurs de l’université de Liverpool se sont penchés sur les effets de ce fruit à coque sur des patients atteints de cancer. Leur objectif : comprendre si certains composants pouvaient influencer la propagation des cellules cancéreuses. Verdict ? Consommer une grande quantité de cacahuètes — environ 250 grammes d’un coup — pourrait favoriser le développement de métastases dans l’organisme.
Une protéine en cause : l’agglutinine
L’élément clé de cette découverte, c’est l’agglutinine d’arachide, une protéine végétale naturellement présente dans la cacahuète. Après ingestion, elle circule dans le sang et interagit avec les cellules des parois des vaisseaux sanguins. Cette interaction stimule la production de cytokines, des molécules normalement impliquées dans la communication entre cellules immunitaires.
Le souci ? Certaines cytokines peuvent aussi créer un environnement favorable à la dissémination des cellules cancéreuses dans l’organisme. Autrement dit, en trop grande quantité, cette réaction pourrait faciliter l’ancrage de cellules malignes ailleurs dans le corps. Une sorte de tapis rouge tendu aux métastases…
À consommer avec modération, surtout en cas de cancer
Soyons clairs : l’étude ne diabolise pas la cacahuète. Elle invite simplement à la modération, notamment chez les patients concernés par un cancer. Inutile de paniquer si vous avez dégusté une poignée d’arachides au dernier apéro. Ce sont les quantités importantes qui posent problème — 250 grammes en une seule prise, c’est loin d’être anodin.
Le professeur Lu-Gang Yu, qui a participé à l’étude, se veut d’ailleurs rassurant. Il précise qu’il n’existe pour le moment aucun lien direct entre la consommation d’arachides et une augmentation du taux de mortalité chez les malades, notamment dans les cas de cancer de la prostate. L’étude ne remet donc pas en cause les bénéfices nutritionnels des cacahuètes… mais appelle à la prudence.
Conclusion : un fruit à apprécier sans excès
En nutrition comme ailleurs, tout est une question d’équilibre. Les cacahuètes, riches en protéines, fibres et bons lipides, restent des alliées pour une alimentation variée. Mais chez les personnes fragilisées par la maladie, un excès pourrait compliquer le tableau.
Le bon réflexe ? Lire les étiquettes, éviter les excès (oui, même pendant l’apéritif), et privilégier les fruits à coque nature, non salés. Et en cas de doute, mieux vaut demander conseil à un professionnel de santé, comme un oncologue ou un diététicien spécialisé.
En résumé : les cacahuètes, oui, mais avec parcimonie. Votre santé — et votre équilibre alimentaire — vous remercieront.
Rédactrice web spécialisée en cuisine, Mathilde propose des recettes accessibles, des astuces pratiques et des idées créatives pour inspirer tous les amateurs de bonne cuisine. Passionnée, elle valorise le plaisir de cuisiner et de partage.




