Tension artérielle

Tension artérielle : cette alternative au sel est recommandée par les experts

Manger trop salé joue un rôle majeur dans le développement de l’hypertension artérielle, ce mal silencieux qui touche près d’un Français sur trois. Pour y remédier, le seuil de consommation de sel est fixé à 5 g par jour par les autorités de santé, mais changer ses habitudes n’est pas toujours simple. Une piste surprenante émerge pourtant : remplacer une partie du sel de table par un sel enrichi en chlorure de potassium, sans altérer la saveur.

Une recommandation émise par un groupe international d’experts

Réunis sous l’égide d’un consortium mondial de chercheurs, des spécialistes ont publié leurs conclusions dans la revue Hypertension. Selon le Pr Alta Schutte, du George Institute for Global Health et de l’UNSW Sydney, un substitut où une fraction de chlorure de sodium cède la place au chlorure de potassium permet de corriger deux déséquilibres à la fois : excès de sodium et carence en potassium, tous deux liés à l’hypertension et au risque d’AVC ou de maladies cardiovasculaires.

Recommander des dérivés du sel aux patients

L’Organisation mondiale de la santé considère ce sel enrichi comme une « stratégie abordable » pour réduire la pression artérielle à l’échelle d’une population. En ajoutant du potassium, ce substitut restaure un équilibre minéral bénéfique, là où le sel classique ne fait qu’aggraver la tension. Dans plusieurs cliniques, des patients ayant adopté cette alternative ont observé, après quelques semaines, une légère baisse de leurs chiffres tensionnels.

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Un sel qui n’est pas recommandé à tous les malades

Toutefois, cette solution ne convient pas aux personnes souffrant d’insuffisance rénale avancée : leur organisme ne parvient pas à éliminer un apport trop important en potassium. Cet état reste relativement rare, mais rappelle qu’aucune mesure nutritionnelle n’est universelle. Par ailleurs, le sel enrichi coûte un peu plus cher et reste parfois difficile à trouver en magasin, mais les experts soulignent son rapport coût-efficacité intéressant pour la prévention.

L’avis d’Alexandra Murcier, diététicienne-nutritionniste

Pour la diététicienne Alexandra Murier, le principal risque réside dans l’effet psychologique : certains patients pourraient croire qu’ils peuvent saler à l’envie, pensant que le potassium annule totalement les méfaits du sodium. Elle préfère encourager une réduction générale de la consommation de sel, plus simple à appliquer au restaurant ou chez des amis, plutôt que de systématiser l’usage d’un substitut plus onéreux.

Quelques conseils pour apprendre à manger moins salé

  1. Goûter avant de saler : ajuster la quantité en fonction des saveurs réelles.
  2. Jouer sur les épices : poivre, paprika, curry et herbes aromatiques remplacent le sel pour rehausser un plat.
  3. Connaître les aliments naturellement riches en sodium : pain, fromage, charcuterie, conserves et sauces industrielles.
  4. Privilégier les légumes frais et les préparations maison pour mieux maîtriser l’ajout de sel.

En quelques semaines, le palais s’habitue à des saveurs plus douces : nombreux sont ceux qui, après ce sevrage, trouvent les plats d’autrefois trop salés. Un effort temporaire pour un bénéfice durable sur la tension et la santé cardiovasculaire.

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