gateau pour diabétique

Gâteau pour diabétique : la recette facile sans sucre ajouté et les bons substituts

Découvrez comment préparer un gâteau au chocolat spécialement conçu pour les diabétiques : une recette gourmande, saine et facile, qui allie saveurs délicates et ingrédients à faible indice glycémique. Un plaisir sucré, light et healthy sans compromis sur la santé !

Un gâteau pour diabétique, en cuisine, c’est d’abord un gâteau sans sucre ajouté : le sucre en poudre est remplacé par le fruit lui-même et, si besoin, par un édulcorant qui supporte le four. La recette ci-dessous se fait avec 450 g de pommes, 200 g de compote sans sucres ajoutés et zéro gramme de sucre en poudre, pour 8 parts cuites 40 minutes à 180 °C. Suivent le tableau des substituts au sucre et de leur comportement réel à la cuisson, la version chocolat, et les erreurs qui donnent un gâteau plat ou caoutchouteux.

Précision utile : cette page est une page de cuisine. Elle explique comment pâtisser sans sucre ajouté, elle ne dit pas ce qu’une personne diabétique doit manger. Les quantités et la place d’un dessert dans un repas se règlent avec un médecin ou un diététicien.

La recette du gâteau pour diabétique sans sucre ajouté

Un moelleux pommes et amandes, sans sucre en poudre ni beurre. Comptez 20 minutes de préparation et 40 minutes de cuisson, moule de 22 cm, 8 parts.

Les ingrédients pour 8 parts

  • 3 pommes, environ 450 g, plutôt Golden ou Reine des reinettes
  • 200 g de compote de pommes sans sucres ajoutés
  • 120 g de farine complète T110
  • 60 g de poudre d’amandes
  • 2 œufs
  • 50 g d’huile neutre, ou 100 g de yaourt nature pour une version moins grasse
  • 1 sachet de levure chimique, soit 11 g
  • 1 cuillère à café de cannelle et 1 cuillère à café d’extrait de vanille
  • 1 pincée de sel

La compote et les pommes jouent ici trois rôles à la fois : le goût sucré, l’humidité qui remplace le beurre, et le volume que le sucre en poudre donnait à la pâte. C’est pourquoi on ne se contente jamais de retirer le sucre d’une recette classique.

Les étapes

  1. Préchauffez le four à 180 °C en chaleur tournante, et chemisez un moule de 22 cm de papier cuisson. Sans sucre, la pâte accroche davantage.
  2. Épluchez et coupez 2 pommes en dés de 1 cm. Réservez la troisième, coupée en lamelles fines, pour le dessus.
  3. Fouettez les œufs avec la compote, l’huile et la vanille pendant 2 minutes, jusqu’à obtenir un mélange homogène et mousseux. Ce fouettage est ce qui incorpore l’air que le sucre n’apporte plus.
  4. Mélangez à part la farine, la poudre d’amandes, la levure, la cannelle et le sel, puis versez-les sur le mélange humide en trois fois.
  5. Mélangez à la maryse, sans insister, jusqu’à disparition des traces de farine. Une pâte trop travaillée développe le gluten et donne une mie élastique.
  6. Incorporez les dés de pommes, versez dans le moule, lissez et disposez les lamelles en rosace sur le dessus.
  7. Enfournez 40 à 45 minutes à 180 °C. La lame d’un couteau plantée au centre doit ressortir sèche. Sans sucre, le gâteau dore peu : fiez-vous à la lame, pas à la couleur.
  8. Laissez refroidir 20 minutes dans le moule avant de démouler. À chaud, la mie très humide se casse.
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Une part de 90 g apporte environ 210 calories et 20 g de glucides, estimation calculée à partir des ingrédients ci-dessus. Ce gâteau reste un dessert, à servir en portion raisonnable.

La recette en vidéo

La vidéo montre la consistance de la pâte avant enfournement, plus épaisse qu’une pâte classique, et le démoulage d’une mie très humide.

Vidéo « gâteau sans sucre pour diabétiques. délicieux et sain », chaîne Yamina aux fourneaux.

Les alternatives au sucre en pâtisserie et leurs contraintes réelles

Le sucre ne fait pas que sucrer : il retient l’eau, colore la croûte, attendrit la mie et fait tenir la mousse des œufs. Chaque substitut n’en remplace qu’une partie, et c’est là que les recettes échouent.

Les polyols : érythritol, xylitol, maltitol

Ce sont les seuls substituts qui apportent du volume, puisqu’on les pèse presque comme du sucre. L’érythritol sucre environ 70 % moins fort à poids égal, il faut donc en mettre à peu près 130 g pour 100 g de sucre. Il ne caramélise pas et laisse une sensation de fraîcheur en bouche, très nette dans un glaçage. Le xylitol est le plus proche du sucre en cuisson et en texture, mais il est toxique pour les chiens. Le maltitol se comporte bien au four, avec l’inconvénient commun à tous les polyols : au-delà de 20 à 30 g dans la journée, ils sont souvent mal tolérés sur le plan digestif.

Les édulcorants intenses : stévia et sucralose

Ils supportent la chaleur du four sans se dégrader, mais ils ne pèsent rien. Remplacer 100 g de sucre par 0,4 g de stévia, c’est retirer 100 g de matière à la recette : le gâteau s’affaisse. Il faut compenser ce volume par de la poudre d’amandes, de la compote ou du yaourt. La stévia laisse un arrière-goût réglissé quand on force la dose, d’où l’intérêt de la marier à la cannelle ou au zeste d’agrume.

Les purées de fruits

Compote de pommes sans sucres ajoutés, banane bien mûre écrasée, purée de dattes : elles sucrent, apportent du volume et de l’eau. Il faut alors réduire les autres liquides d’environ 30 ml pour 150 g de purée, sinon la mie reste crue au centre. Attention aux dattes, au sirop d’agave et au miel : ce sont des sucres concentrés, ils n’entrent pas dans la catégorie « sans sucre ajouté ». Le même principe de mie humide portée par le fruit se retrouve dans la recette de gâteau sans matière grasse ni sucre, et dans le gâteau pour bébé sans sucre, conçu lui aussi sans sucre en poudre.

Tableau comparatif des substituts au sucre

SubstitutPouvoir sucrant contre le sucreTenue au fourTexture obtenuePour 100 g de sucre
Érythritol0,7 foisStable, ne caramélise pasCroustillante, effet frais en bouche, recristallise en refroidissant130 g
Xylitol1 foisStableLa plus proche du sucre, mie moelleuse100 g
Maltitol0,8 foisStable, brunit peuProche du sucre, tolérance digestive limitée125 g
Stévia (glycosides)200 à 300 foisStableAucun volume, aucune coloration, note réglissée0,4 g plus 100 g de volume
SucraloseEnviron 600 foisStableAucun volume, croûte pâleDose du fabricant plus 100 g de volume
Compote sans sucres ajoutés0,3 fois environApporte de l’eauMie humide et dense, dore vite150 g et 30 ml de liquide en moins
Banane très mûre écrasée0,4 fois environBrunit viteMie serrée, goût de banane dominant150 g et 30 ml de liquide en moins

Le « volume » de la dernière colonne, c’est la matière à rajouter avec un édulcorant intense : poudre d’amandes, compote ou fromage blanc, à hauteur du poids de sucre supprimé.

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Le gâteau pour diabétique au chocolat et deux autres desserts

Le fondant au chocolat noir

Remplacez les pommes par 150 g de chocolat noir à 70 % minimum fondu avec 100 g de compote sans sucres ajoutés, et retirez la cannelle. Cuisson plus courte, 18 à 20 minutes à 180 °C dans un moule de 20 cm. Plus le pourcentage de cacao est élevé, moins le chocolat contient de sucre, et plus l’amertume monte : au-delà de 85 %, ajoutez une cuillère à soupe de purée d’amandes pour arrondir.

Le clafoutis aux fruits rouges

250 g de fruits rouges, 2 œufs, 250 ml de lait, 40 g de farine, 40 g de poudre d’amandes, vanille, 35 minutes à 180 °C. L’acidité des fruits rouges fait passer l’absence de sucre ajouté sans qu’on la remarque.

Les pommes au four

Le dessert le plus simple du lot : une pomme évidée, une cuillère à café de purée d’amandes dans le creux, une pincée de cannelle, 25 minutes à 180 °C.

Le gâteau pour diabétique en pharmacie ou en grande surface

Deux réflexes de lecture d’étiquette, purement pratiques. D’abord, « sans sucres ajoutés » et « sans sucres » ne veulent pas dire la même chose : le premier autorise les sucres naturellement présents dans les fruits ou le lait. Ensuite, un produit sans sucre ajouté peut rester riche en farine raffinée et en matières grasses. Le tableau nutritionnel au dos en dit plus que la mention en façade. Le choix de ces produits dans un régime précis relève du pharmacien, du médecin ou du diététicien, pas d’une recette.

Les erreurs qui ratent un gâteau sans sucre ajouté

  • Retirer le sucre sans rien mettre à la place. La cause est mécanique : le sucre représente souvent 20 à 25 % du poids de la pâte. Sans compensation en compote, yaourt ou poudre d’amandes, le gâteau sort plat et sec.
  • Juger la cuisson à la couleur. Sans sucre, pas de caramélisation, donc pas de dorure. Le gâteau paraît pâle alors qu’il est cuit, et on le laisse trop longtemps au four.
  • Forcer la dose de stévia. Son arrière-goût réglissé n’apparaît qu’au-delà d’un certain seuil, et il ne part plus à la cuisson.
  • Trop travailler la pâte. Le sucre freine normalement le développement du gluten. Sans lui, un mélange prolongé donne une mie élastique.
  • Démouler à chaud. La mie, très humide, n’a aucune structure de sucre pour la tenir : elle se brise.
  • Remplacer le sucre par du miel ou du sirop d’agave. Ce sont des sucres, la recette n’est plus sans sucre ajouté.
  • Compter sur les polyols en grande quantité. Au-delà de quelques dizaines de grammes par jour, ils provoquent fréquemment des troubles digestifs.

Questions fréquentes sur le gâteau pour diabétique

Quel gâteau peut-on faire quand on cuisine sans sucre ajouté ?

Les gâteaux portés par un fruit fonctionnent le mieux : moelleux aux pommes, clafoutis aux fruits rouges, gâteau au yaourt à la compote, fondant au chocolat noir à 70 % minimum. Pour la place de ces desserts dans l’alimentation d’une personne diabétique, l’avis d’un médecin ou d’un diététicien reste la seule référence.

Quel édulcorant choisir pour un gâteau qui passe au four ?

L’érythritol et le xylitol sont les plus simples à utiliser, parce qu’ils apportent du volume comme le sucre. Comptez 130 g d’érythritol ou 100 g de xylitol pour 100 g de sucre. La stévia et le sucralose supportent aussi le four, mais ne pèsent rien et obligent à compenser le volume perdu.

Peut-on remplacer la compote par autre chose ?

Oui, par 200 g de yaourt nature, de fromage blanc, ou de banane très mûre écrasée. Le yaourt donne une mie plus légère, la banane une mie plus serrée avec un goût dominant. Dans les deux cas, gardez le même poids.

Comment conserver un gâteau sans sucre ajouté ?

Le sucre est un conservateur, son absence raccourcit la garde. Comptez 2 jours sous cloche à température ambiante, 4 à 5 jours au réfrigérateur dans une boîte hermétique, ou 3 mois au congélateur en parts filmées individuellement.

Peut-on faire des biscuits sur le même principe ?

Oui, mais avec un polyol plutôt qu’une purée de fruits : un biscuit a besoin de matière sèche pour croustiller, et la compote apporte de l’eau. L’érythritol convient bien, il recristallise en refroidissant et donne du croquant.

Existe-t-il des gâteaux tout prêts sans sucre ajouté ?

Oui, en pharmacie et au rayon diététique des grandes surfaces. Vérifiez la différence entre « sans sucres » et « sans sucres ajoutés », et lisez le tableau nutritionnel plutôt que la mention en façade. Le choix d’un produit dans un régime précis se discute avec un professionnel de santé.

Le gâteau sans sucre ajouté est-il moins bon ?

Il est différent : moins dominé par le sucré, plus marqué par le fruit, l’amande et les épices. La cannelle, la vanille, le zeste de citron et la fleur d’oranger renforcent la perception du sucré sans sucre. Un gâteau aux pommes de grand-mère classique sert de point de comparaison utile pour ajuster ses attentes de texture.

Mon Instant Gourmand Sandra

Je m’appelle Sandra, j’ai 31 ans et je suis fan de cuisine depuis l’adolescence. Je partage mes recettes préférées avec une grande appétence pour la cuisine française et la gastronomie au sens large. Je partage également quelques bons plans restos 😉

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