Dans le tourbillon des bonnes résolutions – celles que l’on prend souvent entre deux bouchées de galette des rois ou en fermant la valise des vacances – il y en a une qui revient inlassablement : “manger mieux”. Plus facile à dire qu’à faire, surtout quand les rayons des supermarchés débordent de plats déjà prêts, moelleux, dorés à souhait… mais bien souvent trompeurs.
La différence entre “transformé” et “ultra-transformé”
On confond souvent les deux. Pourtant, la nuance change tout. Un pain fait maison, un bon fromage affiné, ou un yaourt nature sont des aliments transformés, oui. Mais ils restent relativement simples, avec des ingrédients que l’on reconnaît et que l’on pourrait (presque) tous retrouver dans une cuisine de tous les jours.
Là où ça se complique, c’est quand on passe à l’étape du produit ultra-transformé. Ceux-là, on les reconnaît à leur liste d’ingrédients à rallonge, truffée de noms imprononçables : additifs, émulsifiants, arômes artificiels, colorants, conservateurs… Rien qu’en lisant l’étiquette, on a parfois l’impression de déchiffrer une formule de chimie.
Et pourtant, ce sont souvent ces produits qui garnissent nos placards par réflexe. Pour gagner du temps. Par habitude. Ou parce qu’ils sont omniprésents, tout simplement. Mais à force de les accumuler, ils déséquilibrent notre alimentation, en y ajoutant du sucre caché, des mauvaises graisses, et des calories vides.
Le petit changement qui a tout changé
C’est exactement ce que Steffan Rhys, journaliste gallois, a décidé de revoir. Il n’a pas tout révolutionné du jour au lendemain. Il n’a pas supprimé les féculents, ni fait une croix sur le fromage ou les sauces maison. Non, il a simplement supprimé les produits ultra-transformés de son quotidien. Une décision qu’il qualifie lui-même de “durable”, car elle s’adapte à sa vie de tous les jours, de père de famille occupé.
Pas de régime draconien, pas de calcul de calories. Juste une nouvelle habitude : cuisiner simple. Choisir un pain artisanal plutôt qu’un pain de mie industriel. Privilégier un yaourt nature non sucré, sans épaississant ni colorant. Et pour les repas pressés, chercher des solutions contenant moins de cinq ingrédients compréhensibles.
Résultat ? En quelques semaines, une silhouette allégée. Mais surtout, une meilleure digestion, plus d’énergie au quotidien, et un rapport à la cuisine beaucoup plus serein. En simplifiant, Steffan a redonné du sens à son assiette.
Quelques repères pour alléger sa cuisine sans frustration
Envie d’essayer, vous aussi, sans bouleverser tout votre planning ? Voici quelques idées toutes simples :
- Faites la chasse aux listes à rallonge : plus de 5 ou 6 ingrédients inconnus ? On repose.
- Misez sur les bases : œufs, légumes de saison, riz complet, poisson frais, épices. Simples, mais pleins de saveurs.
- Préparez vos sauces vous-même : une vinaigrette maison, un pesto frais ou un coulis de tomate, c’est facile à faire, et tellement meilleur !
- Trouvez vos alternatives préférées : un granola maison au miel plutôt que des céréales sucrées, ou une soupe de légumes plutôt qu’un potage en brique.
Changer une habitude, ce n’est pas renoncer au plaisir. C’est justement le retrouver, dans sa forme la plus authentique. Un bon pain croustillant, un légume doucement rôti, une purée maison onctueuse… autant de petits bonheurs à savourer sans se priver. Alors, pourquoi ne pas commencer aujourd’hui ?
Rédactrice web spécialisée en cuisine, Mathilde propose des recettes accessibles, des astuces pratiques et des idées créatives pour inspirer tous les amateurs de bonne cuisine. Passionnée, elle valorise le plaisir de cuisiner et de partage.





